Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vidéos APHG 59-62

Publié par David Noël

Le cinquième numéro de la revue en ligne Histoire@Politique est paru il y a quelques mois. Cette revue numérique du Centre d'histoire de Sciences Po est entièrement en ligne et gratuite.

Daté de mai-août 2008, le cinquième numéro d'Histoire@Politique est consacré aux femmes en résistance à Ravensbrück.

Dans l'introduction, Claire Andrieu, professeure des universités en histoire contemporaine à l'IEP de Paris et Christine Bard, professeure d'histoire contemporaine à l'université d'Angers explicitent leur démarche : le dossier qu'elles coordonnent pour la revue Histoire@Politique prend sa source dans une initiative de l'université d'Angers qui organisait cette année un colloque sur le thème "Femmes et déportation". Plus de 8 800 françaises, des résistantes en majorité, ont été déportées sur des bases répressives, contre 30 000 femmes et filles considérées comme juives transférées dans des camps d'extermination. La très grande majorité des déportées par mesure de répression a été envoyée à Ravensbrück, un camp de concentration situé à 80 km au nord de Berlin qui a ouvert ses portes en mai 1939.
Camp de travail forcé dès l'origine, Ravensbrück devient à partir de 1942 un camp d'extermination par le travail. A partir de janvier 1945, une chambre à gaz complète le dispositif de mise à mort et fonctionnera jusqu'à la l'évacuation du camp par les SS, le 25 avril 1945. Les SS entraînent avec eux environ 20 000 détenues capables de marcher dans une marche forcée vers le nord du Mecklembourg. Le 30 avril 1945, à l'arrivée des Soviétiques, il ne restait plus que 3 500 femmes et 300 hommes non évacués.

Christine Bard, dans un article consacré à "L'histoire des femmes au défi de la déportation" s'interroge sur les raisons du malaise historiographique qui entoure le thème de la déportation des femmes. En France comme en Allemagne, l'histoire des femmes ne se saisit pas franchement de celle de la déportation. La pensée féministe se trouverait-elle en échec dans un univers concentrationnaire qui transcende le genre ?
Le fait est que la recherche d'une spécificité féminine reste source d'un certain malaise, comme si elle portait en elle le risque d'une minimisation de ce qui reste central : la déshumanisation sans égard pour le sexe. En outre, il existe un risque réel de naturalisation des différences et de généralisation abusive qu'on retrouve dans un ouvrage comme celui de Françoise Maffre Castellani, Femmes déportées, Histoires de résilience, qui défend l'idée que les femmes, en raison de leur nature même et de leurs "réflexes ancestraux", ont mieux survécu aux camps que les hommes et font preuve de plus de dignité, de respect de soi, d'entraide, d'activité de l'esprit. Une position dangereuse « pour les femmes comme le montre l'histoire de la domination masculine comme pour les hommes qui seraient voués à une insensibilité congénitale », souligne Christine Bard.
En réalité, les détenues connaissent des expériences et des situations spécifiques, qu’elles subissent ou choisissent. Etudiant l'internement en France, Denis Peschanski et Mechild Gilzmer concluent à une spécificité féminine : durée de l'internement plus courte, libérations en plus grand nombre, moindre morbidité, moindre impact de la sociabilisation politique.
La maternité est bien sûr un élément fort de différencisation en même temps qu'une cause de surmortalité en raison des conditions de l'avortement parfois imposé, des conditions d'accouchement et du désespoir des mère séparées de leurs enfants qui se laissent mourir.
Sujet tabou, la sexualité sous toutes ses formes (contrainte ou non, hétérosexuelle ou homosexuelle) est un révélateur particulièrement puissant de la différenciation sexuée. Enfin, le genre marque de plusieurs manières la mémoire, collective ou individuelle, de Ravensbrück : l’exemple le plus éclatant est le choix de non-mixité fait par l’Association des déportées et internées de la Résistance. Mais il faut aussi s’interroger sur le genre des témoignages, essentiels à l’écriture de l’histoire de la déportation.

Claire Andrieu, dans un article intitulé "Réflexions sur la Résistance à travers l'exemple des Françaises de Ravensbrück" tente de définir la Résistance et l’effet de genre dans les camps de déportés par mesure de répression. Jusqu’à présent, l’histoire de la Résistance s’est arrêtée aux portes des prisons. La résistance des internés, en prison ou dans les camps de concentration, a été peu traitée, et lorsqu’elle l’a été, elle a pris place dans l’historiographie des modes d’internement et non dans celle de la Résistance. Pourtant, plusieurs questions se posent. Sont-ce les mêmes qui résistent « au-dehors » et « au-dedans » ? Le changement radical de contexte dû à l’arrestation entraîne-t-il une recomposition du personnel résistant ? Les critères de distinction mis en place pour la Résistance « libre » sont-ils valables pour la Résistance internée ? Peut-on continuer de différencier la « Résistance » de la « résistance civile » dans un système de terreur ? Ou le statut de la résistance civile dans l’univers concentrationnaire prend-il la valeur de transgression d’un acte de Résistance ?
Le témoignage de l'ethnologue Germaine Tillion paru en 1946 dans les Cahiers du Rhône montre que dans l'ensemble, la polutation résistante a mieux franchi l'épreuve du passage dans "l'Autre Monde" qu'est l'univers concentrationnaire que les militants du temps de paix et de liberté n'ont passé la barre de l'Occupation. Pourtant, entre la République libre et le pays occupé, la rupture est moindre qu'entre ce dernier et le camp de concentration. On voit par là la distance qui séparer l'engagement résistant de l'engagement partisan ou syndical.
Pour Gerti Schindel, une Autrichienne juive et communiste internée à Auschwitz puis à Ravensbrück, il faut distinguer quatre niveaux de résistance dans les camps de la mort : « Le début de la résistance, c'est de t'entretenir, toi. Cela exige déjà beaucoup d'énergie. [...] Ensuite seulement vient l'entraide, l'intégration des gens dans une communauté qui leur fait prendre conscience qu'ils ne sont pas complètement isolés. [...] Une autre forme de résistance consiste à occuper des postes, à la cuisine, à l’Arbeitseinsatz [où étaient dressées les listes d’affectation au travail et aux « transports »], dans les blocs. […] Au plus haut niveau, il y a la création d’une organisation. Pour cela, il faut avoir l’expérience de la lutte illégale, il faut connaître les règles de la conspiration. »
Autant la survie et la solidarité – les premier et deuxième niveaux de Résistance qui n’en font qu’un en réalité – paraissent relativement communs à toutes les nationalités, autant les troisième et quatrième paliers cités par l’ancienne détenue autrichienne semblent plus révélateurs de sa propre expérience. Les Françaises n’ont presque pas pénétré l’appareil de la « direction détenue » ou « administration internée » du camp.
Quant au quatrième niveau de Résistance mentionné par Gerti Schindel, la création d’une organisation clandestine, elle ne concerne tout simplement pas les Françaises de Ravensbrück. Un témoignage particulièrement probant nous en est donné par le livre paru en 1965, Les Françaises à Ravensbrück. Ce livre a la particularité d’avoir été écrit par un collectif d’anciennes déportées mêlant communistes et non-communistes. Il y est clairement affirmé qu’il n’y eut pas de « Résistance organisée », au sens où « il n’existait pas dans le camp une organisation structurée de la Résistance avec une direction orientant et coordonnant l’action des différents groupes clandestins ».
L'affirmation ne vaut, cependant, que pour les Françaises. Les Polonaises, beaucoup plus nombreuses (plus de 36 000) et plus anciennement installées dans le camp (depuis septembre 1939), avaient créé une forme de comité fidèle au gouvernement en exil à Londres et lié à l’Armée nationale (AK) combattant en Pologne.
On voit que l’appartenance nationale, en tant qu’elle situe un pays dans la guerre et définit une culture politique commune, interfère dans les modalités de la Résistance au camp.

Pour les Françaises, l’absence d’une structure qui prenne les décisions et diffuse les consignes présente plusieurs avantages : en responsabilisant chaque détenue, elle libère les initiatives immédiates et les réponses d’urgence, et, en divisant à l’infini la responsabilité, elle entrave la dénonciation et rend la répression plus difficile. Le mouchardage, tant redouté des détenus de Buchenwald, est moins connu à Ravensbrück.
Quand les gestes de micro-résistance se multiplient, une contre-société se crée qui est prête à l’offensive, comme l’ont montré à Ravensbrück les refus de travail, le sabotage, les protestations collectives des Françaises. Le sauvetage final des « lapins » polonais, ces détenues victimes d'expériences médicales, est une bonne illustration de l’efficacité de l’improvisation et de la solidarité spontanée.
Beaucoup plus égalitaire et compassionnelle, la société féminine résistante n’a pas manqué d’efficacité. Si l’effet de genre joue un rôle dans ce résultat, il n’explique pas tout, cependant, puisque la Résistance polonaise au camp était, elle, organisée et hiérarchisée en tant qu’échelon à part entière de l’AK, l’Armée nationale clandestine agissant en territoire polonais. Dans le fonctionnement particulièrement informel de la Résistance française à Ravensbrück, des facteurs indépendants du genre ont donc exercé leur influence, comme la faiblesse de la tradition de clandestinité en France, ou la situation de l’administration internée du camp, déjà en partie tenue par des résistantes d’autres nationalités, lors de l’arrivée des Françaises.

L’idée que la Résistance au camp ait un genre s’impose par force. Chez les Français, celle des femmes est plus spontanée, compassionnelle, égalitaire. Sa diffusion la rend moins repérable par l’oppresseur et plus consensuelle dans la société des opprimées, laquelle en ressort plus forte. Elle reste étrangère aux hiérarchies et aux clivages partisans, ou moins marquée par ces pratiques qui sont en honneur chez les détenus masculins. En l’occurrence, la force des « inorganisées » ressort assez clairement. Cette analyse semble reproduire des lieux communs sur les rôles sociaux de genre. En fait, la formation d’une dichotomie d’apparence stéréotypée, et beaucoup plus tranchée qu’elle ne l’était dans la Résistance « libre », est pour partie le produit de circonstances particulières. Le contraste accusé entre les résistances concentrationnaires des Français et des Françaises tient notamment aux situations différentes, au moment de leur arrivée, de l’auto-administration de leurs camps respectifs Il tient aussi au caractère moins violent et moins meurtrier –si l’on ose dire- du régime du camp de femmes par rapport à celui des camp d’hommes. Mais la violence chez les hommes ressortit également à leur propre comportement. Si la Résistance se définit dans une interaction entre l’opprimé et l’oppresseur, si ses modalités varient selon les types d’oppression, l’art de résister dépend en outre des caractéristiques sociales et culturelles de ses acteurs.

Anise Postel-Vinay, arrêtée pour faits de résistance le 15 août 1942 à l'âge de 20 ans, déportée à Ravensbrück en octobre 1943 et libérée le 23 avril 1945 par la Croix Rouge suédoise est un témoin de premier plan de l'univers concentrationnaire nazi subi par les femmes de Ravensbrück. Dans son article "Camps d'hommes, camps de femmes, premières approches", elle compare les pratiques mises en œuvre par le Troisième Reich dans les camps de concentration d’hommes et de femmes en prenant le cas des déportés de France par mesure de répression.
La comparaison porte donc essentiellement sur Ravensbrück pour les femmes, et Mauthausen et Buchenwald pour les hommes. Elle montre que les trois camps, dépendant de l’administration SS, connaissaient le même régime d’humiliation et de terreur. Dans les camps d’hommes, la plus grande fréquence des pratiques de cruauté, et le caractère beaucoup plus meurtrier du « travail » imposé, rendent compte, au moins en partie, de la moindre survie des détenus par comparaison à celle des détenues.
Du côté des femmes, la spécificité des crimes commis à l’encontre des détenues enceintes et de leurs bébés, et l’atteinte morale propre aux mères privées de leurs enfants restés en France, n’ont pas eu la même incidence statistique sur le taux de mortalité global. Il est possible, en outre, que les femmes aient fait preuve de plus d’adaptabilité que les hommes aux conditions extrêmes de la survie dans les camps.

Le témoignage de Joanna Penson, arrêtée pour faits de résistance le 23 mars 1941 en Pologne, à l’âge de 20 ans, arrivée à Ravensbrück par le Sondertransport du 23 septembre 1941, libérée le 28 avril 1945 est tout aussi intéressant. Après la guerre, Joanna Penson fit des études de médecine et termina sa carrière comme professeur, chef du service de médecine générale de l’hôpital de Gdansk. Membre active de Solidanorsc dans les années 1980, elle est actuellement une collaboratrice de Lech Walesa.
Jonna Penson et  Anise Postel-Vinay reviennent tour à tour sur les expériences pseudo-médicales dirigées par le Professeur Gebhardt.

De juillet 1942 à août 1943, 86 détenues de Ravensbrück, dont une grande majorité de Polonaises, ont été victimes d’expériences pseudo-médicales. Dans des conditions atroces, leurs jambes ont été blessées et infectées à l’aide de débris divers. Les victimes ont été surnommées « les lapins » par leurs camarades, par traduction partielle du mot allemand pour cobaye (« Versuchskaninchen », littéralement lapin de laboratoire). En 1945, l’assassinat général des 63 survivantes a été empêché par la résistance spontanée et internationale de détenues qui ont réussi à tenir cachées les victimes jusqu’à la libération du camp. Le but du professeur Gebhardt était de démontrer l’inutilité des sulfamides dans le traitement des blessures. Il voulait ainsi se dédouaner aux yeux d’Hitler de n’avoir pas su sauver Heydrich des blessures qu’il avait reçues lors d’un attentat monté par la Résistance tchèque. Ces expériences médicales perpétrées sur les détenus des camps de concentration n’ont pas suscité d’opposition de la part du corps médical allemand.

Le dossier s'achève avec un article de Camille Lacoste-Dujardin, ethnologue, directrice de recherche honoraire au CNRS, intitué "Une ethnologue à Ravensbrück ou l'apport de la méthode dans le premier Ravensbrück de Germaine Tillion (1946)".
Engagée dans la Résistance française, puis arrêtée, Germaine Tillion a subi l’internement dans le camp de concentration de Ravensbrück à partir du mois d'octobre 1943. Tout au long de ces épreuves, elle a puisé sa force dans le recours à la méthode de l’ethnologie, directement apprise de ses fondateurs et déjà expérimentée par elle-même parmi des Berbères d’Algérie. Mais plus encore, elle a su communiquer à ses co-détenues le bénéfice de cette arme de résistance qu’était la distance d’observation permettant la compréhension du système d’extermination nazi. Solidairement, elle a partagé avec elles le fruit de la méthode ethnologique, « une source de sang-froid, écrit-elle, de sérénité et de force d’âme. »

Parmi les autres articles en dehors du dossier, on retiendra notamment l'article de Sébastien Albertelli et de Johanna Barasz sur "Un résistant atypique : le général Cochet, entre vichysme et gaullisme".
Agrégé d’histoire, Sébastien Albertelli a soutenu une thèse d’histoire consacrée au BCRA, le Bureau Central de Renseignements et d'Action, le service d'espionnage et d'action de la France Libre, à paraître chez Perrin. Johanna Barasz, achève actuellement sa thèse d'histoire consacrée aux vichysto-résistants sous la direction de Jean-Pierre Azéma.

Né en 1888, combattant de la Grande Guerre, le général d’aviation Gabriel Cochet se distingue lors des combats de 1940 avant de s’imposer comme l’une des figures de la Résistance naissante en zone libre. Mais le général Cochet aura été un résistant trop atypique pour s’imposer dans la mémoire nationale. Dès 1940, cet homme de droite, pionnier de la Résistance, qui vénère Pétain et soutient activement la Révolution nationale, condamne la collaboration et prône la revanche.

Dès septembre 1940, il signe de son nom le premier d'une longue série de tracts et de bulletins qu'il diffuse auprès de plusieurs centaines de sympathisants.

Très tôt, Cochet croit en la défaite de l’Allemagne parce qu’il partage une conviction quasi gaullienne dans le caractère mondial et inachevé de la guerre : en dépit de quelques propos anglophobes, il a foi en la capacité de résistance de l’Angleterre et il est convaincu que les Etats-Unis finiront inévitablement par entrer dans le conflit.

Cochet fédère des individus assez hétéroclites qui s'approprient localement ses directives selon des modalités extrêmement diverses. Pour l'immense majorité d'entre eux cependant, la défense de l'œuvre intérieure du maréchal Pétain est un objectif parfaitement explicite. La légitimité de leur action leur paraît garantie par l'adhésion, réelle ou supposée, de dignitaires du régime et en premier lieu du Maréchal. En signant de son nom et en envoyant ses écrits par la poste, Cochet conforte cette croyance qu’il serait "secrètement mandaté par Vichy".

La plupart des groupes rattachés à Cochet se consacrent à la propagande, même si certains militants forment des groupes de renseignements mais aussi de combat. Ces activités restent cependant limitées par un manque criant de fonds et ceux qui passent à l'acte le font souvent sous l'égide d'autres mouvements.

Il est ensuite poussé dans l’opposition par un régime qui se radicalise. Arrêté le 21 juin 1941 et interné à Vals-les-Bains, Cochet perd peu à peu ses illusions sur Pétain et, à sa sortie de Vals-les-Bains, entre dans la clandestinité.
Rallié au général de Gaulle, qu’il rejoint à Londres début 1943, il reste marqué par son expérience de vichysto-résistant et peine à trouver sa place parmi les gaullistes. Nommé à la tête de la Direction des services de renseignement et d’action (DSRA) née de la fusion entre les services secrets gaullistes et giraudistes en octobre 1943, Cochet, qui a servi une dizaine d’années dans les services secrets, apparait alors comme le seul candidat acceptable par les deux camps : les gaullistes lui savent gré de les avoir rejoints et les giraudistes le percoivent avant tout comme un soldat qui ne s’intéresse pas à la politique.
Marginalisé, en conflit avec le BCRA, Cochet ne parvient pas à faire accepter son autorité et est finalement remplacé par Jacques Soustelle.

Vichysto-résistant, il appartient à une catégorie qui a toujours eu des difficultés à faire vivre son souvenir. Il n'est pas pour autant revendiqué par la mémoire militaire, qui ignore assez largement ce général atypique qui n’a pas rallié Giraud. Pourtant, ce n’est pas non plus un gaulliste reconnu. Il n'est d'ailleurs pas Compagnon de la Libération. Un destin au goût d'inachevé, dont les positions et l'évolution, complexes, sont révélatrices des ambiguïtés de son temps.

Nous renvoyons nos lecteurs au site Histoire@Politique où les articles complets sont disponibles en ligne et peuvent être téléchargés et imprimés au format pdf.

Commenter cet article

Philippe 06/02/2009 10:33

Salut David, c'est Philippe, un ami de Marie ! Je voulais juste te soumettre un article que j'ai trouvé très intéressant, et savoir ce que tu en pensais : http://www.vho.org/aaargh/fran/div/ba961215.htmlEnlève le tiret dans mon adresse si tu veux m'écrire (mesure anti-spam).